
En résumé :
- Le respect des codes vestimentaires (pas de cuir, épaules et jambes couvertes) est la première marque de respect du caractère sacré des lieux.
- Les couleurs vives des statues ont une signification précise et racontent les mythes de l’hindouisme dravidien.
- Les cérémonies comme la marche sur le feu sont des actes de foi profonds, non des spectacles touristiques, et exigent une attitude discrète.
- Participer aux fêtes comme le Dipavali est encouragé, à condition de le faire avec une curiosité respectueuse des traditions.
Les façades exubérantes des temples tamouls de La Réunion sont une invitation au voyage. Leurs tours pyramidales, les gôpurams, couvertes de milliers de statues aux couleurs éclatantes, captent le regard et l’imagination. Face à une telle richesse architecturale, la tentation est grande de s’approcher, de photographier, de comprendre. Pourtant, une appréhension freine souvent les visiteurs non-initiés : la peur de déranger, de ne pas savoir comment se comporter, de commettre un impair dans un lieu de culte vivant et vibrant de ferveur.
Beaucoup se contentent alors d’observer de loin, admirant l’esthétique sans oser franchir le seuil, passant à côté de l’essentiel. Les conseils habituels se limitent souvent à des généralités comme « être discret » ou « porter une tenue correcte ». Mais ces recommandations, bien que justes, ne suffisent pas à saisir la profondeur de la culture hindoue réunionnaise, héritage des engagés tamouls venus du Sud de l’Inde. La véritable clé d’une visite réussie ne réside pas seulement dans ce qu’il faut faire, mais dans la compréhension du « pourquoi » de ces règles et rituels.
Cet article vous propose d’aller au-delà du folklore pour vous offrir une grille de lecture. En décodant les symboles, les codes et la signification des pratiques, vous ne serez plus un simple spectateur, mais un visiteur éclairé et respectueux. Nous aborderons les règles vestimentaires, la symbolique des couleurs et des divinités, l’attitude à adopter lors des grandes cérémonies et comment participer aux festivités populaires. L’objectif : transformer votre curiosité en une véritable connexion culturelle, pour une expérience authentique et empreinte de sens au cœur du sacré.
Pour vous guider dans cette immersion respectueuse, cet article est structuré autour des questions essentielles que se pose tout visiteur. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer facilement entre les différents aspects de votre future visite.
Sommaire : Les clés pour comprendre et respecter la culture des temples tamouls à La Réunion
- Cuir interdit et jambes couvertes : pourquoi ces règles sont-elles strictes à l’entrée ?
- Pourquoi les statues sont-elles si colorées et que signifient le rose et le bleu ?
- Marche sur le feu : voyeurisme ou partage spirituel, où se placer ?
- Karly, Ganesh ou Mourouga : qui sont les dieux présents sur les façades ?
- Fête de la lumière : comment participer aux festivités sans être hindou ?
- Pourquoi le « vivre-ensemble » réunionnais est-il un modèle unique au monde ?
- D’où vient le mot « roussi » et son lien avec la cuisine indienne ?
- Fête de la lumière : comment participer aux festivités sans être hindou ?
Cuir interdit et jambes couvertes : pourquoi ces règles sont-elles strictes à l’entrée ?
La première étape d’une visite respectueuse commence avant même de franchir l’enceinte du temple. Le code vestimentaire n’est pas une simple formalité, mais le reflet de principes fondamentaux de l’hindouisme : la pureté (sattva) et le respect du sacré. La règle la plus stricte est l’interdiction absolue du cuir. Dans la tradition hindoue, la vache est un animal sacré, symbole de vie, de douceur et de générosité. Porter un objet en cuir, issu d’un animal mort, est considéré comme une souillure qui ne peut être introduite dans un espace consacré.
De même, il est impératif de se déchausser. Les pieds, en contact permanent avec le sol et ses impuretés, doivent être laissés à l’entrée. Marcher pieds nus est un signe d’humilité et permet de ne pas profaner le sol sacré du temple. Enfin, couvrir ses épaules et ses jambes (hommes comme femmes) avec des vêtements amples répond à une exigence de modestie. L’attention doit être portée sur le divin, non sur le corps. Des temples comme le Temple du Colosse à Saint-André sont particulièrement vigilants sur ce point. Pour une immersion totale, certains fidèles recommandent même un carême végétarien la veille, bien que cela ne soit pas obligatoire pour les simples visiteurs.
Ces gestes simples sont la porte d’entrée vers une compréhension plus profonde de la culture tamoule réunionnaise. L’illustration ci-dessous montre l’attitude et la tenue appropriées pour une visite sereine.

Comme on le voit, un simple paréo ou un châle, facilement transportable, peut suffire à se conformer aux usages et à témoigner de son respect pour le lieu et ses fidèles.
Votre plan d’action pour une visite réussie
- Vérification de la tenue : Avant de partir, assurez-vous de porter des vêtements couvrant épaules et genoux. Proscrire shorts, débardeurs, et jupes courtes.
- Inventaire des accessoires : Laissez tout objet en cuir (ceinture, sac, bracelet de montre) dans votre véhicule.
- Préparation logistique : Gardez un paréo ou un grand foulard à portée de main pour vous couvrir si votre tenue est jugée insuffisante.
- Le geste final : À la fin de votre visite, pensez à déposer une petite offrande (quelques pièces) dans le tronc prévu à cet effet. C’est un geste de gratitude apprécié.
- Alimentation (optionnel) : Pour un respect maximal de la dimension sacrée, évitez de consommer de la viande le jour de votre visite, comme le recommandent les guides du Temple du Colosse qui interdit ‘les shorts courts, les jupes et les décolletés’.
Pourquoi les statues sont-elles si colorées et que signifient le rose et le bleu ?
Les couleurs vives qui ornent les statues des temples tamouls ne sont pas de simples choix esthétiques. Elles constituent un véritable code symbolique, un langage visuel qui raconte les attributs des dieux et les grands mythes de l’hindouisme. Cette polychromie exubérante est une caractéristique de l’art religieux dravidien, originaire du Sud de l’Inde, d’où provient la majorité de la communauté tamoule de La Réunion. Chaque couleur a une signification profonde et aide les fidèles à identifier instantanément les divinités et leurs pouvoirs.
Le bleu, couleur de l’infini du ciel et de l’océan, est presque toujours associé à Vishnou et à ses avatars, comme Krishna. Il représente la préservation de l’ordre cosmique, la miséricorde et l’amour divin. Le rose ou le rouge vif symbolise quant à lui l’énergie (Shakti), la puissance, mais aussi la destruction nécessaire au renouveau. C’est la couleur de déesses puissantes comme Karly (Kali) ou Durga. Le jaune ou l’or évoque la lumière, la connaissance, la pureté et l’ascétisme ; c’est pourquoi il est souvent attribué à Ganesh, le dieu de la sagesse, ou à Brahma, le créateur.
Le temple Narassingua Péroumal à Saint-Pierre, reconnu comme l’un des monuments préférés des Français, est un exemple magistral de cet art. Avec son millier de statues sculptées par des artisans venus d’Inde, il offre une véritable encyclopédie à ciel ouvert de ce symbolisme chromatique. Observer le gôpuram (la tour d’entrée) revient à lire une bande dessinée en trois dimensions, où chaque scène et chaque couleur dévoilent un pan de la cosmogonie hindoue. Comprendre ces codes permet de passer d’une simple admiration à une lecture active et fascinante de l’architecture sacrée.
Marche sur le feu : voyeurisme ou partage spirituel, où se placer ?
La marche sur le feu, ou « tîmîti », est l’une des cérémonies les plus impressionnantes de l’hindouisme tamoul à La Réunion. Organisée généralement en début d’année ou au mois d’août, elle attire de nombreux curieux. Cependant, il est crucial de comprendre qu’il ne s’agit en aucun cas d’un spectacle folklorique destiné aux touristes, mais de l’aboutissement d’un intense parcours de dévotion et de sacrifice personnel. C’est un acte de foi ultime, une offrande à la déesse Pandialé (Draupadi).
L’attitude à adopter est donc celle d’un respect et d’une discrétion absolus. Les pénitents qui s’apprêtent à traverser le tapis de braises ardentes ne sont pas des acteurs. Comme l’illustre la cérémonie au Temple du Colosse, ils ont suivi une préparation spirituelle et physique rigoureuse. Cette préparation inclut 18 jours de carême intense, avec un régime exclusivement végétarien, la chasteté et des prières quotidiennes. La traversée est un moment de communion intense, où le fidèle, purifié, met sa foi à l’épreuve et se libère de son karma.
Pour assister à cet événement en tant que non-hindou, la règle d’or est de rester en retrait. Les premières places sont réservées aux familles des pénitents, qui vivent l’événement avec une grande émotion. Placez-vous derrière elles, ne cherchez pas à vous faufiler pour obtenir une meilleure photo. L’usage du flash est absolument proscrit, car il perturbe la concentration des officiants et des marcheurs. Le silence est de rigueur pendant la traversée. En adoptant cette posture d’observateur humble, vous ne serez pas un voyeur, mais un témoin respectueux d’un partage spirituel d’une rare intensité. Votre présence discrète sera alors acceptée comme une marque d’intérêt pour la culture, et non comme une intrusion.
Karly, Ganesh ou Mourouga : qui sont les dieux présents sur les façades ?
Les façades et les gôpurams des temples tamouls sont peuplés d’un panthéon riche et complexe. Pour le visiteur non averti, il peut être difficile de s’y retrouver. Cependant, quelques divinités clés sont omniprésentes et faciles à identifier grâce à leurs attributs spécifiques. Reconnaître ces figures majeures permet de mieux comprendre l’histoire et les prières qui animent le temple.
La divinité la plus reconnaissable est sans doute Ganesh (ou Ganapati). Avec sa tête d’éléphant sur un corps d’homme, il est impossible à confondre. Ganesh est le dieu de la sagesse, de l’intelligence et de l’éducation. Il est surtout connu comme celui qui lève les obstacles. C’est pourquoi il est systématiquement invoqué au début de toute cérémonie ou de toute nouvelle entreprise. Vous le trouverez souvent près de l’entrée des temples. Une autre figure centrale est Mourouga (Murugan ou Skanda), dieu de la guerre et chef des armées divines. Il est le symbole de la victoire du bien sur le mal. On le reconnaît à la lance (le Vel) qu’il porte toujours et à son véhicule, le paon.
Les figures féminines sont également très importantes. La plus spectaculaire est Karly (Kali), la déesse du temps, de la destruction et de la transformation. Son apparence est souvent féroce : elle a la langue tirée, porte un collier de crânes et de multiples bras armés, symbolisant sa puissance destructrice contre les démons. À ses côtés, on trouve souvent Mariamman, une forme plus douce de la déesse-mère, protectrice contre les maladies, notamment la variole. Enfin, il est utile de savoir identifier Vishnou, avec sa peau bleue et ses quatre bras, et Shiva, reconnaissable à son trident et à son troisième œil sur le front.

En observant attentivement les détails des sculptures, comme ceux visibles sur cette image, vous apprendrez à différencier ces figures divines et à comprendre leur rôle dans le grand récit de l’hindouisme.
Fête de la lumière : comment participer aux festivités sans être hindou ?
Le Dipavali (ou Divali), la célèbre fête des lumières, est l’un des moments les plus joyeux et les plus accessibles de la culture hindoue à La Réunion. Célébrant la victoire de la lumière sur les ténèbres et du bien sur le mal, cette fête est par essence une célébration ouverte, un message d’espoir universel. C’est une occasion en or pour les non-hindous de découvrir la culture tamoule dans une ambiance festive et accueillante.
La ville de Saint-André, dans l’Est de l’île, est l’épicentre des festivités publiques. Chaque année, la municipalité organise un événement grandiose qui attire des milliers de personnes de toutes confessions. Le point d’orgue est le grand défilé de chars colorés, richement décorés, accompagnés de danseurs et de musiciens. Y assister est la manière la plus simple de participer. Le long du parcours, un village indien est souvent installé, avec des stands d’artisanat, de vêtements traditionnels, de tatouage au henné et, bien sûr, de spécialités culinaires. C’est l’occasion de goûter aux fameux « bonbons piment », samoussas et autres douceurs « malbar ».
L’ouverture de cet événement est totale, comme en témoigne le fait qu’il soit organisé par la municipalité et préparé par des associations de toute l’île, dépassant le simple cadre religieux pour devenir un temps fort culturel pour tous les Réunionnais. Pour participer, il suffit de se joindre à la foule, avec une tenue correcte et un esprit curieux. Vous pouvez également participer de manière plus symbolique en allumant quelques « diyas » (petites lampes en terre cuite) sur votre propre balcon ou rebord de fenêtre le soir du Dipavali, un geste universel qui sera compris et apprécié comme un signe de partage et de fraternité.
Pourquoi le « vivre-ensemble » réunionnais est-il un modèle unique au monde ?
Le « vivre-ensemble » est une expression que l’on entend partout à La Réunion, mais elle prend une dimension particulièrement concrète dans le paysage religieux de l’île. Il n’est pas rare de voir une église, une mosquée, une pagode et un temple tamoul à quelques rues de distance. Cette coexistence pacifique n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une histoire complexe et d’une volonté active de dialogue. L’île, terre d’immigration, a vu se succéder des vagues de peuplement d’origines diverses : Europe, Afrique, Inde, Chine, Madagascar.
Ce qui rend le modèle réunionnais unique, c’est la transition d’une simple coexistence à une véritable interaction. Les frontières entre les communautés ne sont pas étanches. Les fêtes des uns sont souvent partagées par les autres, comme le Dipavali qui est devenu un événement culturel majeur pour tous. Cette inter-culturalité est le résultat d’un long processus de créolisation, où chaque communauté a apporté sa pierre à l’édifice d’une identité réunionnaise commune, sans pour autant renier ses propres racines.
Cette volonté de dialogue a même été institutionnalisée. Dès l’an 2000, le Groupe de Dialogue Interreligieux (GDI) a été créé à l’initiative de l’Évêque de La Réunion et de l’Imam de Saint-Denis. Cette structure, pionnière en France, réunit régulièrement les représentants des principales religions de l’île, incluant le christianisme, l’islam, l’hindouisme et le bouddhisme, pour discuter de sujets communs et renforcer les liens. Comme le résume joliment l’Office de Tourisme de l’Ouest à propos de son initiative « Zembrokal Religion » :
Zembrokal Religion, c’est faire la démonstration qu’on est capable d’aller chercher une histoire commune pour arriver à ce vivre ensemble qui n’était pas naturel
– Office de Tourisme de l’Ouest, Histoire commune pour arriver à ce vivre ensemble à la réunion
C’est cette construction volontaire d’un destin partagé, au-delà des différences, qui fait du vivre-ensemble réunionnais un modèle inspirant.
D’où vient le mot « roussi » et son lien avec la cuisine indienne ?
La cuisine est souvent le reflet le plus intime du métissage culturel. À La Réunion, un mot simple comme « roussi » raconte à lui seul des siècles d’histoire et d’échanges entre l’Inde et les Mascareignes. Dans la cuisine créole, le « roussi » est la base aromatique de presque tous les caris : c’est l’action de faire dorer dans l’huile des oignons, de l’ail, du gingembre et du thym avant d’ajouter les autres ingrédients. Ce terme, qui vient du verbe français « roussir », semble purement local.
Pourtant, cette technique est l’adaptation directe du « tadka » (ou « thâlippu » en langue tamoule), une méthode fondamentale de la cuisine indienne. Le « tadka » consiste à faire crépiter des épices entières (graines de moutarde, cumin, fenugrec, feuilles de kaloupilé) dans de la matière grasse chaude pour en exalter tous les arômes avant de les incorporer au plat. Les engagés indiens ont apporté cette technique avec eux et l’ont adaptée avec les ingrédients disponibles sur l’île, notamment l’oignon et l’ail, qui sont devenus centraux dans la version créole.
Ce lien culinaire prend une dimension encore plus profonde dans le contexte religieux. Pour les offrandes préparées dans les temples (le « prasadam »), on utilise un roussi « sattvique », c’est-à-dire pur. Dans la tradition ayurvédique, l’oignon et l’ail sont considérés comme « rajasiques », c’est-à-dire qu’ils excitent les passions et ne sont donc pas adaptés à une nourriture destinée au divin. Le roussi du temple est donc préparé sans ces deux ingrédients, en utilisant uniquement des épices comme le curcuma et le cumin. Cette distinction montre à quel point les traditions culinaires et spirituelles sont intimement liées, et comment un simple mot peut cacher une histoire riche de sens et d’adaptations.
À retenir
- Le respect prime sur tout : Une tenue correcte (pas de cuir, corps couvert) et un comportement discret sont non négociables.
- Les temples sont des livres ouverts : Les couleurs, les statues et l’architecture racontent des histoires. Apprendre à les décoder transforme la visite.
- Les rituels sont des actes de foi : Des événements comme la marche sur le feu exigent une posture d’humble témoin, pas de consommateur de spectacle.
Fête de la lumière : comment participer aux festivités sans être hindou ?
Au-delà des grands défilés publics, l’esprit du Dipavali s’infuse dans des gestes plus intimes et personnels, qui sont autant de portes d’entrée pour un partage sincère. La fête de la lumière est avant tout une célébration du foyer, de la famille et du partage. Participer ne signifie pas forcément se joindre à une foule, mais peut aussi consister à adopter soi-même les symboles de cette célébration universelle de la lumière.
Le geste le plus simple et le plus puissant est d’allumer une « diya », cette petite lampe à huile en terre cuite. En disposer quelques-unes sur son balcon ou le rebord de sa fenêtre le soir du Dipavali est une manière silencieuse et respectueuse de s’associer à la fête. C’est un signe de reconnaissance et de fraternité qui dépasse les confessions, un écho à la lumière qui brille dans chaque foyer hindou. De même, le partage de la nourriture est au cœur des festivités. Préparer ou simplement acheter et offrir des pâtisseries indiennes (« bonbons piment », « gâteaux patate ») à ses voisins ou amis, quelle que soit leur religion, c’est incarner l’esprit de générosité du Dipavali.
En définitive, participer en tant que non-hindou, c’est comprendre que l’on est invité à partager non pas un dogme, mais des valeurs : la victoire du bien, l’importance de la connaissance sur l’ignorance, et la joie du partage. En adoptant ces gestes simples, votre participation ne sera pas une appropriation culturelle, mais une contribution sincère au « vivre-ensemble » réunionnais, faisant de vous un acteur, et non plus un simple spectateur, de cette vibrante mosaïque culturelle.
Pour mettre en pratique ces conseils et vivre une expérience authentique, l’étape suivante consiste à planifier votre visite en consultant les calendriers des fêtes et les horaires d’ouverture des temples, souvent disponibles sur les sites des offices de tourisme locaux.