
Perchée à 1 200 mètres d’altitude dans les Hauts de la Plaine des Cafres, la Cité du Volcan constitue l’un des équipements culturels et scientifiques majeurs de l’île de La Réunion. Depuis sa réouverture en août 2014 après d’importants travaux de rénovation, ce pôle muséographique attire près de 100 000 visiteurs chaque année, venus du monde entier pour comprendre les secrets du Piton de la Fournaise. Ce volcan bouclier, l’un des plus actifs de la planète avec une moyenne de deux éruptions annuelles, fascine autant les scientifiques que le grand public. La Cité du Volcan propose une approche immersive et technologique unique, transformant la visite en une véritable aventure sensorielle au cœur de la géologie réunionnaise. Grâce à des dispositifs innovants combinant réalité augmentée, projections holographiques et ambiances sonores, vous plongez littéralement dans les entrailles de la Terre pour observer la formation de l’île et comprendre les mécanismes volcaniques qui continuent de façonner ce territoire insulaire.
Architecture et conception scénographique de la cité du volcan à la réunion
Structure semi-enterrée et intégration paysagère au piton de la fournaise
L’architecture de la Cité du Volcan témoigne d’une réflexion approfondie sur l’intégration paysagère dans cet environnement naturel exceptionnel. Le bâtiment de 6 000 m² adopte une configuration semi-enterrée qui minimise son impact visuel tout en créant une transition progressive entre le monde extérieur et l’univers souterrain du volcanisme. Cette approche architecturale n’est pas simplement esthétique : elle répond également à des considérations thermiques et énergétiques, permettant de maintenir une température stable à l’intérieur des espaces d’exposition quels que soient les aléas climatiques des Hauts de l’île.
Les façades vitrées orientées stratégiquement offrent des perspectives spectaculaires sur les paysages environnants, notamment vers le massif du Piton de la Fournaise situé à quelques kilomètres. Cette connexion visuelle constante entre le musée et son objet d’étude renforce l’expérience immersive dès l’arrivée. Les matériaux choisis, principalement des basaltes locaux et du béton brut, évoquent la matière volcanique elle-même, créant une cohérence esthétique remarquable entre contenant et contenu.
Parcours muséographique immersif conçu par scénographis
La scénographie élaborée par le cabinet Scénographis transforme la visite en un véritable voyage initiatique. Dès l’entrée, vous empruntez un tunnel de lave reconstitué qui vous plonge dans une ambiance sonore et lumineuse évocatrice des profondeurs terrestres. Cette mise en condition psychologique prépare le visiteur à recevoir des informations scientifiques complexes dans un contexte émotionnellement stimulant. Le parcours s’organise selon une progression narrative cohérente, débutant par la formation de l’univers et du système solaire, puis se concentrant progressivement sur la genèse géologique de La Réunion.
Chaque salle correspond à un chapitre de cette histoire volcanique, avec des transitions soigneusement orchestrées qui maintiennent l’attention et favorisent la compréhension. L’aménagement spatial évite la linéarité rigide pour offrir plusieurs niveaux de lecture selon v
plusieurs niveaux de lecture selon votre curiosité, votre âge ou votre niveau de connaissance. Un même module peut ainsi être découvert rapidement par un visiteur pressé, ou de manière plus approfondie par un passionné de volcanisme qui prendra le temps de consulter les contenus détaillés, vidéos et schémas explicatifs. Cette conception modulaire du parcours fait de la Cité du Volcan un lieu que l’on peut revisiter à plusieurs reprises en y découvrant à chaque fois de nouvelles informations.
Le fil conducteur reste cependant très lisible : on passe des grandes échelles (univers, plaques tectoniques, océans) aux plus petites (minéraux, cristaux, textures des roches volcaniques) sans rupture brutale. Ce va-et-vient entre macro et micro échelles aide à comprendre comment les phénomènes globaux conditionnent très concrètement les paysages réunionnais. En toile de fond, la scénographie rappelle en permanence le lien entre science, territoire et société, en montrant comment les éruptions modèlent les reliefs, influencent l’urbanisation et nourrissent l’imaginaire collectif.
Technologies audiovisuelles et dispositifs interactifs dans les espaces d’exposition
Pour servir ce récit scientifique, la Cité du Volcan s’appuie largement sur les technologies audiovisuelles et les dispositifs interactifs. Loin d’être un simple gadget, cette dimension numérique permet de rendre accessibles des phénomènes abstraits comme la convection du manteau, le déplacement des plaques ou la genèse des points chauds. Vous naviguez ainsi d’un écran multitouch grand format à un dispositif de réalité augmentée, puis à une projection holographique qui fait surgir sous vos yeux une éruption en trois dimensions.
Les ambiances sonores jouent également un rôle clé dans l’immersion. Bruits sourds rappelant les mouvements magmatiques, grondements lointains, vents des Hauts de La Réunion : le design sonore accompagne vos déplacements et renforce l’impression d’être au plus près du Piton de la Fournaise. Dans certaines salles, des plateformes vibrantes et des effets de lumière synchronisés avec les projections complètent le dispositif, créant une expérience quasi « cinématographique » qui capte l’attention des enfants comme des adultes.
Les interfaces ont été pensées pour être intuitives, y compris pour un public peu familier des musées scientifiques. Plutôt que d’imposer un parcours figé, ces outils interactifs vous invitent à explorer à votre rythme : zoomer sur une coulée de lave, comparer deux types de volcans, lancer une éruption virtuelle ou superposer des cartes historiques d’éruptions successives. Cette liberté de manipulation transforme la visite en une enquête active, où vous passez du statut de spectateur à celui d’explorateur.
Tunnel de lave reconstitué et simulateur d’éruption volcanique 4D
Parmi les installations les plus marquantes de la Cité du Volcan, le tunnel de lave reconstitué fait figure d’icône. Inspiré des véritables tunnels formés par le refroidissement en surface des coulées, ce couloir sombre aux parois irrégulières vous fait littéralement pénétrer dans les entrailles d’une ancienne coulée basaltique. Des éclairages rougeoyants, des projections discrètes sur les parois et une bande-son immersive recréent l’atmosphère d’un magma encore proche, sans jamais tomber dans l’effet parc d’attraction.
Ce passage agit comme un sas sensoriel entre le monde extérieur et l’univers scientifique de l’exposition. Il permet aussi de donner un aperçu concret de ce qu’on ne voit pas toujours sur le terrain, lorsque l’on se contente d’observer une coulée figée depuis un belvédère. Pour beaucoup de visiteurs, c’est l’occasion de ressentir physiquement l’épaisseur, la texture et les volumes des coulées de lave réunionnaises, sans les contraintes d’une exploration souterraine réelle.
Le cinéma 4D, quant à lui, pousse encore plus loin l’immersion. Assis sur des sièges dynamiques, vous êtes embarqué pour un voyage au cœur d’une éruption volcanique, avec mouvements, vibrations, variations de température et effets sonores spatialisés. Ce simulateur d’éruption 4D ne se limite pas au spectaculaire : il illustre aussi, en quelques minutes, les différentes phases d’une éruption effusive typique du Piton de la Fournaise, de la montée du magma jusqu’à la mise en place d’une coulée atteignant l’océan. Un moyen particulièrement efficace de « vivre » en accéléré ce qui, dans la réalité, peut durer plusieurs jours ou semaines.
Expositions permanentes sur le volcanisme réunionnais et mondial
Genèse géologique du piton de la fournaise et du piton des neiges
Le cœur scientifique de la Cité du Volcan réside dans ses expositions permanentes consacrées à la genèse géologique de La Réunion. Vous y découvrez comment l’île est née, il y a plusieurs millions d’années, à partir d’un point chaud océanique. Des maquettes animées et des schémas simplifiés retracent la formation progressive du Piton des Neiges, ancien volcan aujourd’hui éteint qui culmine à 3 071 mètres, puis l’édification plus récente du Piton de la Fournaise, toujours en activité.
Pour mieux comprendre ces processus, la muséographie met en parallèle l’évolution de La Réunion avec celle d’autres îles volcaniques de l’océan Indien et du Pacifique. On réalise ainsi que ce qui se joue sous nos pieds à la Plaine des Cafres s’inscrit dans une dynamique globale de construction et de destruction de la croûte terrestre. Des coupes géologiques détaillées, accompagnées d’échantillons de roches, permettent de visualiser les différentes phases d’empilement de coulées, d’effondrements caldériques et de remaniements érosifs qui ont façonné les reliefs actuels.
Cette partie de l’exposition insiste aussi sur la complémentarité entre Piton des Neiges et Piton de la Fournaise. Le premier raconte l’histoire ancienne de l’île, avec ses cirques érodés et ses pitons déchiquetés ; le second incarne sa jeunesse géologique, avec des coulées encore fumantes et des paysages presque lunaires. En confrontant ces deux visages, on saisit mieux pourquoi La Réunion offre un tel éventail de paysages en un territoire relativement restreint.
Système de surveillance volcanologique de l’observatoire volcanologique du piton de la fournaise
Une autre section majeure est consacrée au système de surveillance mis en place par l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF). Comment anticipe-t-on une éruption ? Quels signaux les scientifiques surveillent-ils au quotidien ? Grâce à des interfaces simples et à des reconstitutions d’instruments de mesure, la Cité du Volcan répond à ces questions de manière pédagogique. Sismomètres, inclinomètres, GPS de haute précision, stations de mesure des gaz : chaque outil est présenté, expliqué puis illustré par des exemples concrets.
Des écrans montrent en temps quasi réel les données enregistrées par l’Observatoire, ainsi que des archives d’épisodes éruptifs récents. Vous pouvez suivre l’augmentation de la sismicité, la déformation de l’édifice ou l’évolution des panaches gazeux qui ont précédé de grandes éruptions. Une analogie souvent utilisée est celle du « stéthoscope » appliqué au volcan : en écoutant et en observant ses signaux vitaux, les volcanologues détectent les signes avant-coureurs d’une crise, un peu comme un médecin surveille un patient fragile.
Cette partie de l’exposition rappelle également les enjeux de la surveillance pour la sécurité des habitants et des infrastructures de l’île. Cartes, photos aériennes et témoignages montrent comment la route nationale, les habitations isolées et les zones agricoles peuvent être menacées par certaines coulées. On comprend ainsi pourquoi l’OVPF, en lien avec les autorités préfectorales, joue un rôle stratégique dans la mise en place des plans d’évacuation et des zones d’exclusion lors des épisodes les plus intenses.
Comparaison typologique entre volcans effusifs et explosifs à travers le monde
Pour replacer le Piton de la Fournaise dans un contexte plus large, la Cité du Volcan propose une comparaison typologique entre volcans effusifs et explosifs. Pourquoi certaines éruptions donnent-elles lieu à de paisibles coulées de lave, alors que d’autres engendrent des colonnes de cendres et des nuées ardentes dévastatrices ? À travers des maquettes, des vidéos et des panneaux explicatifs, vous découvrez les grandes familles de volcans (boucliers, stratovolcans, volcans fissuraux…) et les types d’éruptions qui leur sont associés.
Des exemples emblématiques, comme le Kilauea à Hawaï ou l’Etna en Sicile pour les volcans effusifs, sont mis en parallèle avec des volcans explosifs tels que le Vésuve, le Mont St Helens ou le Krakatoa. Cette mise en perspective internationale permet de mieux saisir la spécificité du volcanisme réunionnais : ici, la lave est fluide, la pression s’évacue plus progressivement et les risques majeurs sont davantage liés aux coulées qu’aux explosions soudaines. Une seconde analogie parlante compare la lave effusive à un miel chaud qui s’écoule lentement, tandis que la lave plus visqueuse des volcans explosifs s’apparente plutôt à une pâte épaisse qui retient les gaz jusqu’à l’explosion.
En comprenant ces différences, le visiteur peut relativiser les images parfois spectaculaires diffusées dans les médias lors des éruptions du Piton de la Fournaise. Oui, le volcan est très actif, mais son comportement reste globalement prévisible et mieux maîtrisé que celui de nombreux stratovolcans explosifs. Cette pédagogie contribue à une culture du risque plus éclairée, sans dramatiser inutilement ni banaliser les dangers réels.
Reconstitution des éruptions historiques de 2007, 2015 et 2020
Les grandes éruptions récentes de la Fournaise occupent naturellement une place de choix dans le parcours. Des dispositifs multimédias vous permettent de revivre les épisodes marquants de 2007, 2015 ou encore 2020, au moyen de cartes animées, de séquences vidéo et de témoignages. Vous suivez l’ouverture des fissures, la progression des coulées, les changements de topographie à l’intérieur de l’Enclos Fouqué, ainsi que l’impact sur les routes ou les belvédères d’observation.
Ces reconstitutions combinent souvent images satellites, relevés de terrain et données instrumentales, montrant comment les scientifiques assemblent un puzzle complexe à partir de sources multiples. Le visiteur peut, par exemple, visualiser l’énorme effondrement du cratère Dolomieu en 2007, qui a profondément transformé l’architecture du sommet, ou comparer la durée et la localisation des éruptions successives d’une même décennie. Pour qui a déjà assisté à une éruption depuis le Pas de Bellecombe, retrouver ces scènes dans le musée offre une perspective nouvelle, plus analytique.
Au-delà du spectaculaire, ces reconstitutions insistent sur la notion de mémoire des éruptions. En accumulant les archives visuelles, les descriptions et les mesures, l’OVPF et la communauté scientifique construisent une base de données indispensable pour affiner les modèles de prévision. La Cité du Volcan joue ici un rôle de passeur entre ce travail de fond, parfois invisible, et le grand public, qui peut en apprécier la rigueur et la continuité.
Dispositifs pédagogiques et médiation scientifique interactive
Maquettes topographiques animées du massif du piton de la fournaise
La médiation scientifique à la Cité du Volcan s’appuie largement sur des maquettes topographiques animées. Ces modèles en relief du massif du Piton de la Fournaise, rétroéclairés et couplés à des projections cartographiques, permettent de visualiser en quelques secondes ce que des cartes 2D peinent parfois à rendre lisible. En appuyant sur un simple bouton, vous voyez s’illuminer les anciennes coulées, les cratères secondaires ou les zones d’effondrement, comme si un projecteur révélait petit à petit les cicatrices du volcan.
Ce type de dispositif est particulièrement apprécié des scolaires et des familles, car il donne une matérialité aux notions de dénivelé, d’enclos, de caldeira ou de cône adventif. Lorsqu’on prépare ou qu’on prolonge une randonnée au Pas de Bellecombe ou à la Plaine des Sables, ces maquettes servent de repère et aident à mieux se situer dans l’espace. Elles montrent aussi comment les paysages emblématiques de la route du volcan s’inscrivent dans une histoire géologique au long cours, que l’on ne perçoit pas toujours derrière la beauté immédiate des panoramas.
Pour les enseignants et les médiateurs, ces maquettes topographiques animées sont de véritables outils de vulgarisation. Elles permettent de passer en douceur d’une simple observation à une démarche d’interprétation : pourquoi telle coulée s’est-elle orientée vers le sud plutôt que vers l’est ? Comment se forment ces petits cônes qu’on aperçoit depuis les belvédères ? Les réponses ne sont plus seulement textuelles, elles prennent corps sous les yeux du visiteur.
Écrans tactiles d’exploration des coulées de lave et morphologies volcaniques
En complément des maquettes physiques, des écrans tactiles interactifs vous invitent à explorer en détail les coulées de lave et les différentes morphologies volcaniques. Vous pouvez zoomer sur une portion précise du massif, superposer plusieurs épisodes éruptifs ou encore comparer la texture d’une coulée pahoehoe (lisse, cordée) avec celle d’une coulée aa (rugueuse, chaotique). Ces interfaces fonctionnent un peu comme des atlas numériques, dans lesquels on navigue en quelques gestes du global au très local.
Les contenus proposés ne se limitent pas au Piton de la Fournaise. Certains écrans permettent d’observer des exemples de cônes de scories, de dômes de lave ou de caldeiras géantes sur d’autres volcans de la planète, afin de comprendre l’universalité de certains mécanismes. Pour les visiteurs les plus curieux, des onglets « pour aller plus loin » donnent accès à des schémas plus techniques, des coupes géologiques ou des animations 3D détaillant la dynamique interne des éruptions.
Cette approche par exploration libre est particulièrement efficace pour les publics adolescents et jeunes adultes, habitués aux interfaces numériques. Elle favorise une appropriation active des connaissances : au lieu de lire passivement un panneau, vous choisissez les thèmes qui vous intéressent, testez plusieurs scénarios et revenez en arrière si besoin. Là encore, vous n’êtes plus seulement face à un musée, mais face à un véritable laboratoire numérique de volcanologie.
Ateliers ludiques sur la pétrologie et les roches volcaniques basaltiques
La Cité du Volcan ne se contente pas de montrer des roches derrière des vitrines : elle invite aussi à les manipuler. Des ateliers ludiques consacrés à la pétrologie et aux roches volcaniques basaltiques permettent aux visiteurs, notamment aux groupes scolaires, de se familiariser avec la diversité des matériaux émis par le Piton de la Fournaise. Pouzzolane, scories, bombes volcaniques, basalte massif ou vacuolaire : chaque type de roche a sa texture, son poids, son histoire.
Sous la guidance des médiateurs scientifiques, les participants apprennent à observer la granulométrie, la présence de cristaux, les vacuoles laissées par les gaz, et à en déduire les conditions de formation. C’est un peu comme si l’on lisait le récit de l’éruption directement dans la pierre. Certains ateliers proposent également de simples expériences pour comprendre, par exemple, comment la viscosité d’un magma influence la forme des coulées, en utilisant des liquides de densités différentes.
Ces activités pratiques ont une double vertu : elles ancrent les concepts théoriques dans le concret, et elles rendent la science ludique et accessible. Les plus jeunes repartent avec des images et des sensations (le grain d’une scorie sous les doigts, le poids surprenant d’un bloc de basalte), tandis que les adultes y trouvent souvent des réponses à des questions restées en suspens après des années à observer les paysages sans toujours les comprendre.
Projection cartographique des risques volcaniques et zones d’exclusion
Parce que le volcanisme n’est pas qu’un spectacle, la Cité du Volcan consacre un volet important à la question des risques volcaniques. Une grande projection cartographique, souvent animée, présente les différents types de risques associés au Piton de la Fournaise : coulées de lave, retombées de cendres, gaz, effondrements locaux. Les principales zones d’exclusion, définies par les autorités lors des éruptions, sont mises en évidence, ainsi que les infrastructures sensibles potentiellement affectées.
Ce dispositif permet d’aborder de manière factuelle des questions parfois anxiogènes. Quels secteurs de l’île sont les plus exposés ? Comment les habitants sont-ils informés en cas d’alerte ? Quelles sont les règles à respecter lorsqu’on souhaite observer une éruption en toute sécurité ? Les visiteurs découvrent le fonctionnement des niveaux d’alerte, les procédures de fermeture de l’Enclos Fouqué et le rôle des différents services (préfecture, Parc national, gendarmerie, OVPF).
En donnant des repères clairs et visuels, cette projection cartographique renforce la culture du risque volcanique à La Réunion. Elle invite aussi chacun à adopter un comportement responsable lorsqu’il se rend sur la route du volcan ou qu’il envisage de s’approcher d’une coulée. Loin de décourager la découverte, elle fournit les clés pour la vivre pleinement, mais en conscience.
Expositions temporaires et programmation culturelle annuelle
Au-delà de ses expositions permanentes, la Cité du Volcan propose chaque année une programmation culturelle qui renouvelle le regard sur le Piton de la Fournaise et, plus largement, sur les volcans du monde. Expositions photo, installations artistiques, focus sur des figures de la volcanologie ou sur des événements éruptifs marquants viennent enrichir le parcours. On peut ainsi découvrir le travail de grands photographes de terrain, des archives rares ou des objets liés à l’histoire des recherches sur la Fournaise.
Parmi les expositions marquantes, celle consacrée à Maurice et Katia Krafft, pionniers de la vulgarisation volcanologique, a rencontré un fort succès. À travers films, carnets, équipements et extraits de reportages, elle rend hommage à ce couple de scientifiques qui a largement contribué à faire connaître le volcanisme au grand public, au prix parfois de prises de risque considérables. Ce type d’événement rappelle que la science est aussi une aventure humaine, faite de passion, de courage et parfois de tragédies.
La programmation annuelle inclut également des conférences, des projections de documentaires, des ateliers thématiques pendant les vacances scolaires et des événements lors des éruptions majeures. Ces rendez-vous, souvent animés par des chercheurs, des guides ou des artistes, permettent de croiser les regards scientifiques, pédagogiques et culturels sur le volcanisme réunionnais. Pour préparer votre visite, il est recommandé de consulter en amont le programme en cours sur le site officiel de la Cité du Volcan, afin de ne pas manquer une exposition temporaire ou une animation correspondant à vos centres d’intérêt.
Informations pratiques pour visiter le musée du volcanisme réunionnais
Localisation à Bourg-Murat et accès depuis Saint-Pierre ou Saint-Benoît
La Cité du Volcan est située à Bourg-Murat, dans la commune du Tampon, au cœur de la Plaine des Cafres. Installé le long de la RN3, le musée se trouve sur l’axe principal qui relie le sud au nord-est de l’île en passant par les Hauts. Depuis Saint-Pierre, comptez environ 45 minutes à 1 heure de route, selon les conditions de circulation ; depuis Saint-Benoît, la montée par la RN3 demande un temps similaire. Dans les deux cas, l’accès est bien indiqué et se fait sur une chaussée large et sécurisée.
De nombreux visiteurs choisissent d’intégrer la Cité du Volcan à une journée complète consacrée à la découverte du Piton de la Fournaise. On monte tôt le matin jusqu’au Pas de Bellecombe Jacob pour profiter des meilleures conditions météo, puis on redescend en début d’après-midi vers la Plaine des Cafres pour visiter le musée. Ce découpage permet de combiner expérience de terrain et approfondissement scientifique, sans se presser. Pour ceux qui ne disposent pas de véhicule, certaines agences et guides proposent des circuits incluant transport, découverte de la route du volcan et visite de la Cité du Volcan.
À proximité immédiate du musée, vous trouverez un parking gratuit, des aires de stationnement pour les bus et un environnement relativement frais même en été, en raison de l’altitude (environ 1 200 mètres). Pensez à emporter une petite veste, car la température peut être sensiblement plus basse que sur le littoral, surtout en hiver austral ou en fin de journée.
Tarification billetterie et pass combiné avec l’enclos fouqué
La billetterie de la Cité du Volcan propose plusieurs niveaux de tarifs afin de rester accessible à un large public. À titre indicatif, le plein tarif adulte s’établit autour de 9 €, avec des réductions pour les étudiants, les demandeurs d’emploi, les seniors et les groupes constitués. Les enfants de moins de 4 ans bénéficient généralement de la gratuité, ce qui en fait une sortie familiale financièrement abordable. Un supplément d’environ 2 € est demandé pour l’accès au cinéma 4D, facturé séparément de l’entrée principale.
Si vous prévoyez de combiner la visite du musée avec une découverte approfondie de l’Enclos Fouqué et de la route du volcan, il peut être intéressant de vous renseigner sur les offres couplées proposées par certains opérateurs touristiques ou par le réseau des musées régionaux. Même si la Cité du Volcan ne vend pas à proprement parler de « billet combiné » avec l’Enclos, plusieurs formules de visites guidées incluent déjà l’entrée au musée dans le prix global, ce qui simplifie l’organisation de la journée.
Pour les résidents et les visiteurs réguliers, des cartes de réduction régionales ou des pass culturels peuvent également donner droit à des tarifs préférentiels. Avant votre venue, n’hésitez pas à vérifier les conditions en vigueur sur le site officiel de la Cité du Volcan et à vous munir de vos justificatifs (pièce d’identité, carte d’étudiant, etc.) pour bénéficier des réductions le jour J.
Durée de visite recommandée et services annexes disponibles
Pour profiter pleinement des expositions permanentes, des dispositifs interactifs et, si possible, d’une séance de cinéma 4D, il est conseillé de prévoir entre 2 et 3 heures de visite. Cette durée permet de parcourir sereinement les différents niveaux, de s’arrêter sur les modules qui vous intéressent le plus et de prendre le temps de visionner les principaux films et animations. Bien sûr, les passionnés de volcanisme pourront y passer davantage de temps, notamment s’ils souhaitent lire en détail les contenus scientifiques ou participer à un atelier.
La Cité du Volcan dispose de plusieurs services annexes destinés à rendre la visite plus confortable. Vous y trouverez un accueil avec informations pratiques, une boutique proposant ouvrages, cartes, jeux éducatifs et souvenirs autour du volcanisme, ainsi que des espaces de détente où les plus jeunes peuvent se reposer ou jouer. Même si le musée ne dispose pas d’un restaurant complet, des solutions de petite restauration ou de boissons sont généralement disponibles à proximité, et Bourg-Murat offre plusieurs options de tables créoles pour le déjeuner.
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite, avec des ascenseurs, des rampes et une signalétique adaptée. Des visites guidées peuvent être proposées à heures fixes ou sur réservation pour les groupes, en français et parfois dans d’autres langues. Enfin, veillez à consulter les horaires d’ouverture, qui varient selon les jours de la semaine, et à prendre en compte les fermetures annuelles (1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre, ainsi qu’une fermeture anticipée à 13h30 les 24 et 31 décembre) afin d’optimiser votre découverte de ce musée incontournable du volcanisme réunionnais.