Publié le 11 mars 2024

En résumé :

  • Choisissez un masque classique avec tuba pour plus de polyvalence et de sécurité dans le lagon peu profond de l’Ermitage.
  • La clé de la sécurité repose sur deux piliers : ne jamais s’approcher des passes et respecter la zone des 300 mètres.
  • Observer la faune ne se résume pas à la chance, mais à savoir où regarder : zones sableuses, herbiers ou près des coraux.
  • Le respect de la Réserve Marine (ne rien toucher, ne rien prélever) est le pacte à sceller pour préserver ce trésor.

Nager dans un aquarium géant, entouré de poissons multicolores, sous le soleil de La Réunion… Le snorkeling dans le lagon de l’Ermitage est une promesse de merveilleux souvenirs en famille. En tant que moniteur, je vois souvent l’émerveillement dans les yeux des débutants, mais aussi une pointe d’appréhension. Est-ce difficile ? Est-ce dangereux ? Que va-t-on vraiment voir ? La première crainte à évacuer est celle des requins : le lagon est entièrement protégé par une barrière de corail, formant un rempart naturel infranchissable. Vous êtes dans un sanctuaire. L’enjeu n’est donc pas d’éviter un danger imaginaire, mais de comprendre le milieu dans lequel vous entrez.

Beaucoup pensent qu’il suffit de s’équiper de palmes, d’un masque et d’un tuba pour que la magie opère. C’est en partie vrai, mais l’expérience devient vraiment inoubliable quand on va au-delà du matériel. La véritable clé, c’est de comprendre la « logique du lagon ». C’est un écosystème fragile et complexe avec ses propres règles, ses courants et ses habitants. Apprendre à le « lire » est ce qui transforme une simple baignade en une véritable exploration. Il ne s’agit pas seulement de suivre des consignes, mais de comprendre pourquoi elles existent. C’est ce qui garantit votre sécurité et votre émerveillement, tout en protégeant ce joyau pour les années à venir.

Cet article est conçu comme un briefing de moniteur. Nous allons voir ensemble quel équipement est vraiment adapté au lagon, où et comment observer les poissons sans les déranger, et surtout, nous décoderons les règles de sécurité essentielles. L’objectif : que vous puissiez vous immerger en toute confiance, avec le respect et les connaissances d’un explorateur averti.

Pour vous guider pas à pas dans cette préparation, voici les points essentiels que nous allons aborder. Chaque section est une étape pour vous assurer une expérience mémorable et parfaitement sécurisée dans les eaux cristallines de l’Ermitage.

Masque facial intégral ou masque classique : lequel choisir pour le lagon réunionnais ?

Le choix de votre masque est la première étape cruciale. C’est votre fenêtre sur le monde sous-marin. On voit de plus en plus de masques faciaux intégraux sur les plages, mais sont-ils vraiment la meilleure option pour le lagon de l’Ermitage ? En tant que guide, ma recommandation pour les débutants ici est claire : privilégiez le masque classique avec un tuba séparé. La raison est simple et directement liée à la « logique du lagon ». L’Ermitage est peu profond, ce qui vous incitera naturellement à vouloir faire de petites apnées pour voir un détail de plus près. Or, il est formellement déconseillé et dangereux de plonger avec un masque intégral. L’air expiré (CO2) n’est pas évacué aussi efficacement, créant un risque d’hypercapnie (excès de CO2 dans le sang) et de malaise sous l’eau.

Le masque classique, lui, est conçu pour ça. Il permet de pincer le nez pour équilibrer les oreilles (la manœuvre de Valsalva) et le tuba se vide facilement en soufflant un grand coup à la surface. C’est un équipement qui vous offre plus de liberté et de sécurité pour une exploration active. Le masque intégral est séduisant pour sa vision à 180° et sa respiration naturelle, mais il vous cantonne à une observation de surface uniquement. Pour un premier dialogue avec le lagon, mieux vaut un outil simple et polyvalent.

Pour vous aider à visualiser les avantages et inconvénients de chaque option dans le contexte spécifique du lagon, voici une comparaison directe.

Comparaison masque classique vs masque intégral pour le lagon réunionnais
Critère Masque classique + tuba Masque facial intégral
Prix location journée 10-15€ 20-25€
Apnée courte (1-2m) Facile et naturel Impossible (risque CO2)
Adaptation lagon peu profond Parfait pour l’Ermitage Moins pratique
Évacuation eau Simple par purge du tuba Plus complexe
Vision périphérique Bonne Excellente (180°)

Idole mauresque ou Poisson-clown : qui allez-vous vraiment croiser dans 1m d’eau ?

Une fois équipé, la grande question est : que va-t-on voir ? Le lagon de l’Ermitage est d’une richesse incroyable. Il faut savoir que plus de 3500 espèces animales et végétales ont été recensées dans les récifs coralliens de La Réunion ! Pas besoin d’être un plongeur confirmé pour en admirer une partie. Dans à peine un mètre d’eau, un spectacle fascinant vous attend, à condition de savoir où poser le regard. Apprenez à « lire » le paysage sous-marin : les zones sableuses abritent des espèces différentes de celles qui vivent près des « patates » de corail. Les poissons-clowns, par exemple, sont indissociables de leurs anémones ; vous ne les trouverez pas en pleine eau.

L’erreur du débutant est de palmer frénétiquement en espérant tomber sur quelque chose. Le secret est de se déplacer lentement, de se stabiliser et d’observer. Laissez la vie marine s’habituer à votre présence. Vous serez surpris de voir des poissons sortir de leur cachette. Voici quelques-unes des stars que vous croiserez à coup sûr lors de votre première sortie :

Poisson-clown endémique de La Réunion nageant près d'une anémone dans le lagon
  • Le poisson-flûte : avec son corps long et fin, il se camoufle souvent à la verticale dans les herbiers.
  • L’idole des Maures : reconnaissable entre mille avec ses couleurs jaune, noir et blanc, et sa longue nageoire dorsale. Un véritable emblème des récifs.
  • Le poisson-papillon : il se déplace presque toujours en couple, picorant le corail de son petit museau.
  • Le baliste Picasso : avec ses motifs colorés qui semblent peints à la main, il est très curieux et facile à observer.
  • La raie aigle : plus discrète, elle s’observe surtout sur les fonds sableux tôt le matin ou en fin de journée, où elle semble « voler » avec grâce.

3 astuces de pro pour ne jamais avoir de buée dans son masque

Rien de plus frustrant que d’avoir un masque qui se remplit de buée toutes les deux minutes. Cela brise complètement l’immersion et le « dialogue » avec le milieu. La buée se forme à cause de la différence de température entre votre visage chaud et la vitre du masque, refroidie par l’eau. Heureusement, il existe des techniques de moniteur, simples et infaillibles, pour éviter ce désagrément. Oubliez les produits miracles vendus à la sauvette ; les meilleures solutions sont souvent les plus simples. La bonne nouvelle, c’est que la température stable et chaude du lagon de l’Ermitage, oscillant entre 24 et 27°C, aide déjà à limiter ce phénomène.

Voici les trois méthodes les plus efficaces, de la plus traditionnelle à la plus technique :

  1. La salive : la méthode universelle. C’est la technique la plus connue et elle fonctionne parfaitement. Juste avant de vous mettre à l’eau, crachez généreusement sur la face intérieure des vitres de votre masque (sec). Étalez bien la salive avec le doigt sur toute la surface, puis rincez très brièvement dans le lagon. Un film invisible va se déposer et empêcher les gouttelettes de condensation de se former.
  2. Le rinçage préalable pour équilibrer les températures. Une astuce simple consiste à mouiller votre visage et l’intérieur de votre masque avec l’eau du lagon juste avant de le positionner. Cela réduit le choc thermique initial, qui est le principal responsable de la formation de buée au début de votre session.
  3. Le brûlage : pour les masques neufs uniquement. Un masque neuf est couvert d’une fine pellicule de silicone invisible qui favorise énormément la buée. La technique la plus radicale est de passer très rapidement la flamme d’un briquet sur la face interne des vitres. La silicone va brûler. Attention, cette opération est délicate : il faut être rapide pour ne pas noircir ou abîmer le verre et surtout ne pas approcher la flamme de la jupe en silicone du masque. Si vous n’êtes pas sûr de vous, demandez à un professionnel de le faire.

En combinant la méthode de la salive à chaque sortie et, si nécessaire, le brûlage une seule fois sur un masque neuf, vous direz adieu à la buée pour de bon.

Pourquoi ne jamais s’approcher des passes du lagon, même par temps calme ?

C’est la règle de sécurité numéro un, celle qui ne souffre d’aucune exception. Le lagon, si calme et protecteur soit-il, est un système ouvert sur l’océan. Les « passes » sont les portes de communication entre ces deux mondes. Même par temps calme, quand la surface semble plate comme un miroir, des courants puissants et invisibles s’y créent. C’est un phénomène physique implacable : toute la masse d’eau qui entre dans le lagon avec la marée ou les vagues doit bien ressortir quelque part. Les passes agissent comme des entonnoirs, accélérant le courant de manière redoutable. C’est ce que l’on appelle un « courant-piège ».

S’aventurer près d’une passe, c’est prendre le risque d’être aspiré vers le large, sans aucune chance de pouvoir revenir en palmant contre le courant, même pour un excellent nageur. La fatigue vous gagnerait en quelques minutes. C’est pourquoi vous verrez des panneaux d’interdiction clairs sur la plage. La meilleure façon de rester en sécurité est de toujours garder une distance très importante avec ces zones. Comme le souligne le guide de référence Snorkeling Report dans son analyse des spots réunionnais, il est facile de les repérer visuellement :

La passe de l’Ermitage se reconnaît à l’eau plus sombre. Le lagon s’étend sur près de 5 miles le long de la côte ouest jusqu’à Trois-Bassins. Les eaux peu profondes et calmes abritées de l’océan Indien sont considérées comme le meilleur emplacement de snorkeling à La Réunion

– Snorkeling Report, Guide des spots de snorkeling à La Réunion

Respectez également les bouées jaunes que vous verrez dans l’eau. Elles délimitent des zones sanctuaires, souvent pour protéger le corail, mais elles servent aussi de repères visuels pour vous aider à rester dans les zones de baignade sécurisées, loin des dangers potentiels.

GoPro ou pochette étanche : comment réussir ses photos sous-marines à petit budget ?

Vous voudrez certainement immortaliser vos rencontres avec les balistes Picasso et les poissons-papillons. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est plus nécessaire d’investir dans un équipement de photographe professionnel pour ramener de belles images. Pour les débutants et les budgets maîtrisés, deux options principales s’offrent à vous : la pochette étanche pour smartphone ou la location d’une caméra d’action type GoPro. Le choix dépendra de votre budget et de vos attentes en termes de qualité.

La pochette étanche est la solution la plus économique et la plus simple. Elle permet d’utiliser votre propre téléphone. C’est parfait pour quelques photos souvenirs. La qualité sera cependant limitée par la qualité de votre appareil et par le plastique de la pochette qui peut altérer la netteté. La GoPro, même un modèle d’entrée de gamme, offrira une qualité d’image et surtout une stabilisation vidéo bien supérieures. Sa robustesse et son grand-angle sont idéaux pour capturer l’ambiance du lagon. La location à la journée est une excellente option pour se faire plaisir sans se ruiner.

Voici un comparatif pour vous aider à décider :

Solutions photo sous-marine pour le snorkeling à La Réunion
Solution Prix location/jour Avantages Inconvénients
Pochette étanche smartphone 5-10€ Économique, facile d’utilisation Qualité limitée en profondeur
GoPro location 30-40€ Qualité pro, stabilisation Plus cher, apprentissage requis
Appareil jetable étanche 15-20€ Simple, pas de risque matériel Qualité moyenne, pas d’aperçu

Mais le meilleur matériel ne fait pas tout ! Pour réussir vos clichés, le secret est dans l’approche. Ne poursuivez jamais un poisson. Adoptez des mouvements lents et fluides, évitez de nager juste au-dessus d’eux (ils le perçoivent comme une menace venant du ciel), et essayez de vous positionner avec le soleil dans le dos pour mieux éclairer votre sujet. La patience est votre meilleure alliée : restez immobile quelques instants, et les poissons reprendront leur comportement naturel, vous offrant de bien meilleures opportunités.

Zone de prudence de 300m : pourquoi le capitaine coupe-t-il le moteur ?

Si vous participez à une excursion en bateau ou si vous observez les allées et venues des embarcations près de la plage, vous remarquerez un comportement systématique : à l’approche de la côte, les moteurs se coupent ou ralentissent drastiquement. Ce n’est pas un hasard, mais l’application d’une règle de sécurité fondamentale à La Réunion. Il s’agit de la zone de prudence des 300 mètres. Cette bande littorale est considérée comme la zone prioritaire des baigneurs, des plongeurs et des activités nautiques non motorisées. Les bateaux à moteur doivent y naviguer à une vitesse très réduite (généralement 5 nœuds, soit environ 9 km/h) et avec une vigilance extrême.

Cette règle est issue d’un arrêté préfectoral en vigueur depuis 2013, qui vise à sécuriser la cohabitation entre les différents usagers de la mer et à limiter le risque d’accident. Pour un snorkeleur, la tête est à peine visible à la surface de l’eau. Un bateau, même à faible vitesse, pourrait ne pas le voir à temps. Cette zone tampon de 300 mètres crée un périmètre de sécurité essentiel. C’est à l’intérieur de cet espace que se déroule la quasi-totalité de l’activité de snorkeling à l’Ermitage. C’est une zone où vous avez la priorité et où la tranquillité doit régner.

Bouées jaunes délimitant la zone de baignade sécurisée dans le lagon de l'Ermitage

Cette réglementation est complétée par un balisage physique. Sur tous les spots de la côte ouest, des zones de baignade et de réserve sont clairement indiquées par des bouées jaunes et des panneaux sur les plages. Comme le précise une analyse des spots de l’île, ces informations sont aussi disponibles sur des cartes détaillées pour permettre à chacun de se repérer. Comprendre ce zonage, c’est comprendre comment la sécurité de tous est organisée. Quand le capitaine coupe le moteur, il ne fait pas qu’économiser du carburant : il entre dans votre sanctuaire et vous signifie son respect.

Paddle ou Kayak transparent : quelle activité nautique douce privilégier avec des enfants ?

Le snorkeling est fantastique, mais il peut être intimidant pour les plus jeunes enfants ou pour ceux qui ne sont pas encore à l’aise avec l’idée de mettre la tête sous l’eau. Heureusement, le lagon de l’Ermitage offre des alternatives douces pour découvrir les fonds marins en famille, sans même se mouiller ! Le paddle et le kayak transparent sont deux excellentes options pour une initiation en douceur. Ils permettent de flotter au-dessus des jardins de corail et d’observer la vie aquatique d’un point de vue différent.

Le choix entre les deux dépendra principalement de l’âge des enfants et de votre recherche de stabilité. Le kayak transparent est l’option la plus sécurisante pour les familles avec de jeunes enfants (à partir de 3 ans). Sa stabilité est excellente, le risque de chute est quasi nul, et surtout, il offre une vision permanente et magique sur les fonds marins à travers sa coque. C’est comme avoir un écran de cinéma sous ses pieds ! Le paddle, quant à lui, est plus sportif. Il demande un peu d’équilibre, mais permet de se déplacer facilement. C’est une bonne option avec des enfants un peu plus grands (à partir de 6 ans) qui peuvent s’asseoir à l’avant de la planche. La vision des fonds nécessite de se pencher, mais l’expérience de glisse est très agréable.

La mise à l’eau est très simple depuis la plage de l’Ermitage, et en quelques coups de pagaie, vous vous retrouvez au-dessus de zones riches en coraux et en poissons. C’est une magnifique première approche qui peut donner confiance aux plus craintifs avant de tenter l’aventure du snorkeling.

Pour vous aider à choisir l’activité qui conviendra le mieux à votre tribu, voici une comparaison des deux options :

Comparaison paddle vs kayak transparent pour familles à l’Ermitage
Critère Paddle familial Kayak transparent
Tarif location/heure 25-35€ 40-50€
Âge minimum enfant 6 ans 3 ans
Stabilité Moyenne (risque de chute) Excellente
Vision sous-marine Nécessite de se pencher Vue permanente du fond
Capacité 2-3 personnes 2 adultes + 1-2 enfants

À retenir

  • La sécurité d’abord : La connaissance des dangers (passes, courants) et des règles (zone des 300m) est plus importante que n’importe quel équipement.
  • Le bon matériel pour le bon usage : Un masque classique est plus sûr et polyvalent pour l’exploration active du lagon qu’un masque facial intégral.
  • Le respect est la clé : Le lagon est un écosystème vivant. Ne pas toucher les coraux et ne pas nourrir les poissons n’est pas une contrainte, mais une marque de respect qui préserve la magie du lieu.

Quelles sont les règles strictes à connaître avant de mettre un pied dans le lagon de La Réunion ?

Vous l’aurez compris, le lagon de l’Ermitage n’est pas une simple piscine d’eau de mer. C’est le cœur de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion, un espace protégé qui s’étend sur plus de 35km² de zone protégée sur la côte ouest. Chaque visiteur a un rôle à jouer dans sa préservation. Entrer dans le lagon, c’est accepter un « pacte de confiance » avec cet environnement. Les règles en vigueur ne sont pas là pour limiter votre plaisir, mais pour garantir que ce trésor naturel puisse continuer à émerveiller les générations futures. Elles sont le fruit d’une connaissance fine de la fragilité du milieu corallien.

Avant même de chausser vos palmes, vous devez intégrer quatre commandements fondamentaux. Ils sont simples, pleins de bon sens, et non négociables. Ils sont la base d’une pratique responsable et respectueuse du snorkeling. Pensez à chaque règle non pas comme une interdiction, mais comme un geste positif pour la santé du lagon. Par exemple, l’utilisation d’une crème solaire « reef-safe » (sans oxybenzone ni octinoxate) est un geste simple qui a un impact énorme sur la santé des coraux.

Ces règles sont le B.A.-BA de l’éco-snorkeleur. Elles sont affichées sur des panneaux le long des plages et rappelées par tous les professionnels. Les voici résumées sous forme d’une feuille de route pour vous aider à les mémoriser et les appliquer.

Votre feuille de route du snorkeleur responsable

  1. Ne jamais piétiner ou toucher les coraux : ce sont des colonies d’animaux minuscules et extrêmement fragiles. Un seul coup de palme peut détruire des décennies de croissance.
  2. Ne pas nourrir les poissons : cela perturbe leur comportement naturel, leur alimentation, et peut les rendre agressifs ou dépendants.
  3. Ne rien prélever du lagon : ni corail mort, ni coquillage, ni sable. Tout a un rôle à jouer dans l’équilibre de l’écosystème. Laissez les souvenirs dans votre tête et vos photos.
  4. Respecter les zones sanctuaires : ces zones, matérialisées par des bouées jaunes, sont des pouponnières essentielles pour la faune. Il est strictement interdit d’y pénétrer.

Ce pacte de confiance est la condition sine qua non d’une belle expérience. Pour que votre passage reste un bon souvenir pour vous et pour le lagon, engagez-vous à respecter ces règles fondamentales de la Réserve Marine.

Maintenant que vous connaissez la logique du lagon, le matériel adapté, les habitants que vous allez croiser et les règles d’or pour une visite respectueuse, vous êtes prêt. Le snorkeling à l’Ermitage est une expérience accessible et magique. Lancez-vous, ouvrez grand les yeux et profitez de chaque instant passé dans ce joyau de la nature réunionnaise.

Rédigé par Marina Payet, Biologiste marine et monitrice de plongée certifiée, experte en écosystèmes coralliens et sécurité nautique à La Réunion. Elle dirige un centre de plongée éco-responsable à Saint-Gilles et milite pour la préservation du lagon depuis 12 ans.