
La clé pour maîtriser la route de Cilaos n’est pas la vitesse, mais l’anticipation et l’application des codes de conduite locaux.
- Le secret pour croiser un bus est d’anticiper en écoutant et en repérant les zones de dégagement, car c’est toujours à la voiture de céder le passage.
- La prévention du mal des transports passe autant par une conduite souple que par des astuces locales comme le gingembre ou les huiles essentielles.
Recommandation : Avant même de démarrer, briefez vos passagers, préparez un kit de confort et adoptez un état d’esprit de pilote, pas de simple conducteur. La sérénité à bord dépend de votre propre calme.
Le volant crispé entre les mains, le regard fixé sur le prochain virage aveugle, tandis qu’à l’arrière, les premiers signes d’inconfort apparaissent sur le visage de vos passagers. Cette scène, tous ceux qui ont déjà appréhendé la montée vers Cilaos la connaissent. La fameuse RN5, la « route aux 400 virages », est autant une merveille d’ingénierie qu’une source d’angoisse pour les non-initiés. On vous a sans doute déjà donné les conseils de base : « roulez doucement », « faites des pauses ». Ces recommandations sont justes, mais incomplètes.
En tant que chauffeur de bus sur cette ligne, je peux vous assurer que la différence entre une montée stressante et un voyage spectaculaire ne se joue pas là. Elle se niche dans des détails, des réflexes, des « codes non-écrits » que nous, les habitués, appliquons instinctivement. Il ne s’agit pas seulement de technique de conduite, mais d’une véritable gestion de l’environnement, du véhicule et, surtout, du bien-être de ceux qui vous confient leur sécurité. L’objectif de cet article n’est pas de vous répéter les avertissements que vous connaissez déjà, mais de vous transmettre cette expertise de terrain.
Nous allons transformer votre appréhension en confiance sereine. Oubliez la peur de croiser un car jaune dans un tunnel, apprenez à lire la route pour anticiper les dangers et découvrez comment faire de ce trajet mythique le premier souvenir inoubliable de votre séjour dans le cirque, et non une épreuve à surmonter. Vous allez apprendre à conduire comme un local.
Pour vous guider pas à pas dans cette transformation, nous aborderons les points essentiels qui font toute la différence sur cette route unique au monde. Des techniques de croisement aux astuces contre le mal des transports, en passant par les règles de sécurité vitales et les meilleurs endroits pour faire une pause, ce guide est votre feuille de route pour une montée apaisée.
Sommaire : Maîtriser la route de Cilaos : le guide du conducteur serein
- Croiser un bus dans un tunnel à voie unique : la technique pour ne pas paniquer
- Gingembre ou médicaments : que donner aux enfants avant d’attaquer les 400 virages ?
- Pourquoi ne faut-il jamais s’arrêter pour prendre des photos sous les falaises filetées ?
- Pourquoi Cilaos est idéal pour les sportifs mais moins pour ceux qui ont le mal des transports ?
- L’erreur de s’engager sur la route de Cilaos avec un camping-car trop large
- Petit Serré ou Peter Both : où faire une pause sécurisée pour admirer la vue ?
- Cure thermale ou spa bien-être : quelle formule choisir aux Thermes de Cilaos ?
- L’erreur de redescendre de Cilaos après 19h quand on ne connaît pas la route
Croiser un bus dans un tunnel à voie unique : la technique pour ne pas paniquer
C’est la situation que tout conducteur appréhende : le nez-à-nez avec un bus jaune à l’entrée d’un tunnel étroit. Laissez-moi vous donner la règle d’or, celle que tous les chauffeurs appliquent : le bus est prioritaire, non par la loi, mais par la physique. Nous ne pouvons tout simplement pas faire marche arrière facilement. C’est donc toujours au véhicule plus petit d’anticiper et de faciliter le passage. La panique est votre pire ennemie ; la conduite prédictive, votre meilleure alliée.
Avant de vous engager dans un virage sans visibilité ou un tunnel, prenez l’habitude locale de klaxonner brièvement. Ce n’est pas de l’agressivité, c’est un signal de présence. Mieux encore, baissez votre vitre. Vos oreilles sont un radar : vous entendrez le son du moteur de mon bus bien avant de le voir. Si vous entendez un véhicule lourd approcher, repérez immédiatement le « garage », cette petite zone d’élargissement sur le côté, et rangez-vous. Même si vous êtes déjà engagé, si le bus l’est aussi, c’est à vous de reculer jusqu’à la zone la plus proche. C’est un code non-écrit qui garantit la fluidité et la sécurité de tous.

Les tunnels historiques comme celui de Peter Both, long de 170 mètres, ou celui de Gueule Rouge, sont des points névralgiques. N’attendez pas le dernier moment. Anticipez, écoutez et n’oubliez jamais que le plus maniable des deux, c’est vous. En adoptant ce réflexe, vous ne subirez plus la situation, vous la gérerez avec le calme d’un habitué.
Gingembre ou médicaments : que donner aux enfants avant d’attaquer les 400 virages ?
La route de Cilaos compte précisément 420 virages, une information qui peut donner des sueurs froides aux parents. Le mal des transports, ou cinétose, est un vrai sujet, surtout pour les plus jeunes. Des études montrent que jusqu’à un enfant sur quatre peut souffrir du mal des transports, un chiffre qui grimpe en flèche sur une route comme la RN5. Le problème vient d’un conflit entre ce que l’œil voit (l’intérieur stable de la voiture) et ce que l’oreille interne ressent (les mouvements incessants). En tant que conducteur, votre première mission est de lisser votre conduite : accélérez et freinez avec douceur, et essayez d’enrouler les virages sans à-coups.
Au-delà de la conduite, la préparation est essentielle. Beaucoup de familles réunionnaises ont leurs propres remèdes, souvent plus efficaces et naturels que les médicaments. Voici un petit kit de survie qui a fait ses preuves :
- Le gingembre : Préparez une cuillère de gingembre en poudre diluée dans un yaourt ou une compote, à donner environ une heure avant le départ. C’est un anti-nauséeux puissant.
- Les huiles essentielles : Quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée ou de géranium rosat (très local !) sur un mouchoir à respirer peuvent calmer les nausées.
- L’astuce de « gramoune » (grand-mère) : Un simple bout de sparadrap collé sur le nombril. L’effet placebo est parfois le plus puissant des remèdes !
- La distraction active : Occupez les enfants en leur faisant regarder loin devant, vers la route. Préparez un « Bingo de Cilaos » où ils doivent repérer une cascade, un « tangue » (petit hérisson local), ou un panneau de chute de pierres.
- Le timing du repas : Partez environ une heure après un repas léger. Le ventre ne doit être ni trop plein, ni vide. La dernière ville avant la montée, La Rivière Saint-Louis, est parfaite pour une dernière collation.
N’oubliez pas les bracelets d’acupression, disponibles dans toutes les pharmacies de l’île. En combinant une conduite souple à ces astuces de préparation, vous mettez toutes les chances de votre côté pour que le trajet reste un plaisir pour tout le monde.
Pourquoi ne faut-il jamais s’arrêter pour prendre des photos sous les falaises filetées ?
Vous les verrez tout le long de la route : ces immenses filets métalliques plaqués contre la paroi. Beaucoup de touristes pensent qu’ils sont une garantie de sécurité absolue. C’est une erreur. En tant que chauffeur, je vois ces filets comme des pansements sur une plaie vivante. La roche volcanique de l’île est extrêmement friable, et ces dispositifs sont là pour contenir les chutes les plus fréquentes, pas pour stopper un éboulement majeur. La route a été construite dans des conditions difficiles, et sa vulnérabilité aux conditions climatiques est permanente.
S’arrêter juste en dessous est l’une des plus grandes imprudences que vous puissiez commettre. Les éboulis sont une réalité constante. Pour vous donner une idée de l’ampleur, un incident sur une autre route de montagne de l’île en février 2024 a vu un éboulis de plus de 200 m³ bloquer la chaussée. Même un petit caillou tombant de 50 mètres de haut peut avoir des conséquences dramatiques. Les purges préventives sont régulières, mais le risque zéro n’existe pas, surtout après de fortes pluies.
Le désir de capturer la beauté brute des remparts est compréhensible. Mais la photo parfaite ne vaut pas le risque. Considérez chaque zone sous une falaise, filetée ou non, comme une zone de transit où l’on ne s’attarde jamais. Il existe des belvédères et des aires de stationnement spécifiquement aménagés pour admirer le paysage en toute sécurité. Votre mission est de les repérer et de planifier vos arrêts exclusivement dans ces zones protégées.
Pourquoi Cilaos est idéal pour les sportifs mais moins pour ceux qui ont le mal des transports ?
La route de Cilaos est une parfaite métaphore du cirque lui-même : un défi qui mène à une récompense. Pour un sportif, un traileur ou un cycliste aguerri, chaque virage est une promesse d’effort et de dépassement de soi. La concentration requise, la technicité de la conduite, tout cela fait partie de l’aventure. C’est une mise en condition avant d’attaquer les sentiers de randonnée mythiques comme le Piton des Neiges. Pour ce profil, la route est un plaisir, une danse avec la montagne.
Pour une famille avec de jeunes enfants ou des personnes sensibles à la cinétose, la perception est radicalement différente. Le même enchaînement de virages devient une épreuve. Le paysage grandiose est occulté par la concentration nécessaire pour ne pas être malade. C’est cette dualité qui rend Cilaos si particulier. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut adapter son approche en fonction de son profil, comme le montre ce tableau.
| Profil | Heure idéale départ | Véhicule conseillé | Pauses recommandées | Alternative |
|---|---|---|---|---|
| Famille avec enfants | 7h (éviter chaleur) | SUV automatique | Toutes les 20 min | Bus ligne 60 pour les sensibles |
| Jeune permis | 10h (trafic moindre) | Citadine manuelle OK | 3-4 arrêts minimum | Covoiturage avec expérimenté |
| Sportif aguerri | 5h30 (route libre) | Tout véhicule | 1-2 pauses photo | Montée à pied (ultra-trail) |
| Senior prudent | 9h (bonne visibilité) | Automatique impératif | Tous les belvédères | Bus touristique organisé |
Pour les plus sensibles, il existe une solution royale : laisser le volant. Le réseau de bus Alternéo dessert Cilaos avec la ligne 60 depuis Saint-Louis. La conduite souple des chauffeurs habitués et la position surélevée, qui offre une meilleure visibilité sur la route, réduisent considérablement les symptômes du mal des transports. C’est parfois la meilleure option pour que tout le monde arrive en pleine forme pour profiter du cirque.
Votre feuille de route pour une montée sereine
- Points de contact véhicule : Vérifiez la pression des pneus, le niveau de liquide de frein et de refroidissement. Une voiture en parfait état est une source de stress en moins.
- Collecte du kit de confort : Préparez une playlist de musique calme, des bouteilles d’eau, et bien sûr, tout le nécessaire anti-nausée (gingembre, huiles, etc.).
- Cohérence de conduite : Briefez-vous avant de partir. Votre objectif est la « conduite coulée ». Interdisez-vous les accélérations brutales et les freinages tardifs.
- Mémorabilité des pauses : Repérez sur une carte les belvédères officiels (Peter Both, Petit Serré) et annoncez-les comme des objectifs, transformant les pauses subies en étapes désirées.
- Plan d’intégration des passagers : Expliquez-leur avant de partir les règles du jeu : regarder loin devant, signaler le moindre inconfort immédiatement, et participer au « Bingo de Cilaos ».
L’erreur de s’engager sur la route de Cilaos avec un camping-car trop large
Laissez-moi être direct : si vous voyagez en camping-car ou en grand fourgon, envisager la montée à Cilaos avec votre véhicule est une très mauvaise idée. La route a beau être une « Nationale », ses standards de construction datent d’une autre époque. Sa conception dans une roche friable a imposé des contraintes de largeur drastiques. Les tunnels sont étroits, les virages serrés et les parapets en béton ne pardonnent aucune erreur de trajectoire.
La plupart des agences de location et des guides locaux sont formels : au-delà d’un certain gabarit, le risque devient trop élevé, non seulement pour vous, mais aussi pour les autres usagers que vous allez bloquer. Les recommandations pour les grands gabarits indiquent que si la route est « praticable », il faut impérativement éviter les heures d’affluence et circuler avec une extrême lenteur. La largeur maximale recommandée est généralement de 2,10m, un gabarit vite dépassé par de nombreux véhicules de loisirs. Croiser un bus, ou même une autre voiture dans certains passages, devient alors une manœuvre de haute voltige qui se termine souvent par des rétroviseurs cassés ou pire.
Heureusement, être camping-cariste ne signifie pas renoncer à Cilaos. Il faut juste être plus malin. Voici les solutions logistiques plébiscitées :
- Le camp de base : Installez votre camping-car en toute sécurité dans un camping à Saint-Louis ou à L’Étang-Salé, sur la côte.
- La location maligne : Louez une petite voiture de catégorie A pour la journée. Pour un budget de 35 à 45€, vous vous offrez la tranquillité d’esprit et une agilité parfaite pour la montée.
- L’option confort : Prenez le bus de la ligne 60 depuis la gare routière de Saint-Louis. Vous profiterez du paysage sans une once de stress.
Pensez-y : le cirque de Salazie, bien que différent, est beaucoup plus accessible aux grands gabarits. Pour Cilaos, la sagesse est de laisser le « gros » en bas.
Petit Serré ou Peter Both : où faire une pause sécurisée pour admirer la vue ?
Une des clés pour une montée réussie est de rythmer le trajet avec des pauses. Mais pas n’importe où. Comme nous l’avons vu, s’arrêter sur le bas-côté sous une falaise est à proscrire. La Direction Régionale des Routes a aménagé plusieurs aires et belvédères spécifiquement pour permettre aux visiteurs de profiter du panorama en toute sécurité. Une pause réussie est une pause anticipée. Repérez-les avant de partir et intégrez-les à votre plan de route.
Chaque aire a sa spécificité et son moment idéal. Inutile de s’arrêter partout, il vaut mieux choisir une ou deux pauses stratégiques en fonction de vos besoins. Voici un comparatif pour vous aider à planifier :
| Aire de repos | Altitude | Sécurité | Meilleur moment | Services |
|---|---|---|---|---|
| Peter Both | ~900m | Éloigné de la falaise | Matin (éviter contre-jour) | Vue panoramique |
| Petit Serré | ~700m | Zone dégagée | Midi (pause pique-nique) | Plus spacieux |
| Ilet Furcy | ~600m | Très sécurisé | Après-midi | Snack-bar, 4G correct |
Mon conseil de chauffeur : pour la « photo carte postale » de la route serpentant dans la montagne, l’aire de Peter Both est imbattable, surtout le matin quand la lumière est belle. Pour une pause plus longue, type pique-nique en famille, Petit Serré offre plus d’espace pour se dégourdir les jambes. Enfin, Ilet Furcy est parfait pour une pause café ou pour passer un appel important, car c’est l’un des rares endroits avec une bonne réception 4G. En planifiant ainsi vos arrêts, vous transformez une contrainte (la nécessité de faire des pauses) en une partie agréable du voyage.
À retenir
- L’anticipation est la clé : klaxonnez, écoutez la route et cédez toujours le passage à un bus dans les zones étroites. C’est le code de conduite local.
- Le confort des passagers se prépare : une conduite souple, un kit anti-nausée (gingembre, huiles essentielles) et des distractions actives sont plus efficaces qu’un simple médicament.
- La sécurité est non-négociable : ne vous arrêtez jamais sous les falaises filetées et ne redescendez jamais de Cilaos de nuit si vous ne connaissez pas la route.
Cure thermale ou spa bien-être : quelle formule choisir aux Thermes de Cilaos ?
Après l’effort de la route, le réconfort. Et à Cilaos, ce réconfort a un nom : les Thermes. Arriver au village et savoir qu’un moment de détente vous attend est la meilleure des motivations. C’est bien plus qu’une simple activité, c’est la récompense ultime qui justifie la vigilance du trajet. Le cirque est célèbre pour ses lentilles, son vin et ses broderies, mais ses eaux thermales bicarbonatées sont un trésor, particulièrement efficaces pour dénouer les tensions musculaires accumulées au volant.
Que vous soyez le conducteur crispé ou le passager brassé, il y a une formule pour vous. Il ne s’agit pas forcément de s’engager dans une cure médicale de trois semaines. L’établissement propose de nombreuses formules « bien-être » accessibles à la journée ou même pour quelques heures. Le choix dépend de votre temps et de votre état à l’arrivée.
| Profil visiteur | Formule recommandée | Durée | Prix indicatif | Bénéfice après route |
|---|---|---|---|---|
| Conducteur tendu | Massage dos-nuque spa | 25 min | 35-45€ | Décontraction immédiate |
| Passager nauséeux | Bain bouillonnant | 20 min | 25-30€ | Apaisement digestif |
| Séjour 3+ jours | Forfait cure 3 soins | 3×45 min | 120-150€ | Récupération profonde |
| Journée découverte | Formule express | 1h30 | 60-80€ | Détente avant descente |
Un conseil d’habitué : réservez absolument votre créneau à l’avance, surtout si vous venez pendant les vacances scolaires de l’Académie de La Réunion (qui ont un calendrier spécifique). Les places sont limitées. Un créneau en fin de matinée, vers 11h, est idéal. Il vous permet de vous détendre après la montée et avant de profiter d’un bon repas dans un des restaurants du village. C’est la touche finale qui transforme une simple excursion en une véritable expérience de ressourcement.
L’erreur de redescendre de Cilaos après 19h quand on ne connaît pas la route
La journée à Cilaos a été magnifique, et on a envie de la prolonger jusqu’à la dernière minute. C’est une tentation compréhensible, mais potentiellement dangereuse. Si la montée demande de la concentration, la descente de nuit est une épreuve d’un tout autre niveau, que je déconseille formellement à quiconque ne connaît pas la route par cœur. L’absence totale d’éclairage public sur les 35 km transforme le paysage familier en un ruban noir bordé de vide. Tous vos repères visuels disparaissent.
Les dangers nocturnes sont multiples et souvent sous-estimés. Le brouillard peut tomber en quelques minutes, réduisant la visibilité à moins de 10 mètres. L’humidité nocturne crée une pellicule glissante sur l’asphalte, rendant les virages encore plus délicats. C’est aussi la nuit que la petite faune locale, comme les « tangues » (hérissons endémiques), traverse la route. Un coup de volant pour en éviter un peut avoir des conséquences désastreuses. Le danger est si réel que lors de conditions dégradées (après de fortes pluies par exemple), il n’est pas rare que l’axe doive fermer toutes les nuits de 20h à 6h pour des raisons de sécurité.
Mon conseil le plus ferme est celui-ci : la montagne a ses propres horaires, et il faut les respecter. Prévoyez de quitter le cirque au plus tard vers 17h30 pour être sûr de parcourir la totalité de la descente avec la lumière du jour. Profiter d’un dernier coucher de soleil depuis le village est bien plus sage que de le regarder dans votre rétroviseur en vous engageant sur une route devenue hostile. La sécurité prime toujours sur la dernière photo.
Maintenant que vous disposez des techniques et des astuces d’un habitué, l’étape suivante consiste à préparer mentalement votre trajet. Abordez la RN5 non plus comme une épreuve, mais comme la première étape spectaculaire de votre aventure à Cilaos. Votre sérénité est la clé du confort de tous.